Aperçu sur le plateau de la Grande Librairie lors de la dernière "saison", René Frégni m'avait intriguée: sa faconde,son passé,son présent et sa vivacité m'avaient plu. Fin juillet, j'aperçois son dernier roman sur l'étagère "coup de cœur" de la médiathèque: j'avoue que j'ai été séduite!
Roman? Le narrateur ressemble furieusement à son auteur; ce je s'appelle René, doit avoir lui aussi l'accent du Midi, écrit sur un petit cahier rouge; il s'est installé avec une charmante institutrice, Isabelle, dans un village de Provence.
René commence un premier janvier son journal: il note dans ce cahier offert par une amie ses pensées, ses actions, ses émotions; tout cela démarre fort paisiblement.
Mais son passé -il faut dire que René (le narrateur, tout comme l'écrivain) a animé longtemps un atelier d'écriture à la prison des Baumettes- va faire irruption le 22 janvier avec l'appel téléphonique de Kader qui vient de s'évader.
_Kader... L'atelier d'écriture aux Baumettes, bâtiment D...Kader... Derka...Le mec qui voulait pas écrire. Je suis venu pendant trois ans, tous les lundis, j'ai pas écrit un mot, mais je me régalais. Les seules années où j'ai appris quelque chose.
...
_ Tu as besoin de quoi?
_ Te voir, me planquer, disparaître.
Son rêve de petite vie tranquille et d'écriture sereine va voler en éclats!
En effet il ne peut que l'aider. Mais les angoisses vont l'envahir, le torturer, les cauchemars gâcher ses nuits; il ne peut plus écrire. Ce n'est pas simple en effet d'aider et d'héberger l'homme que toute la police de France recherche.
Des personnages haut en couleurs, de multiples rebondissements, une intrigue serrée vont nous tenir jusqu'au dénouement de ce roman haletant.
jeudi 7 septembre 2017
jeudi 27 juillet 2017
Le Meilleur des amis, Sean Rose, Actes Sud, janvier 2017, 150 pages.
Ce deuxième roman de Sean Rose nous présente un triangle amoureux, célèbre figure des intrigues amoureuses.
Le narrateur personnage- ce roman est écrit à la première personne- nous évoque tout d'abord son amitié avec Thibaut, amitié de jeunes étudiants qui refont le monde! De nombreuses discussions autour du sens de la vie dans les cafés parisiens Des heures et des heures siphonnées pour l'éternité. Ce temps perdu est le ciment de l'amitié. Des amitiés de jeunesse, en tout cas. Qui après, une fois les études terminées, a encore le temps? Nos élucubrations n'avaient sans doute pas grand intérêt-les grandes questions qui ne mènent nulle part. (page 55)les conduiront vers une amitié plus profonde malgré leurs différences: Thibaut est originaire de Bordeaux et notre narrateur a des racines mêlées, sa mère étant issue du royaume de K., lointain petit pays mystérieux du Sud-Est asiatique.
Thibaut est fiancée avec Camille, étudiante en droit qui a arraché à ses parents la permission de faire l'Ecole du Louvre. Passionnée d'art, elle va entraîner l'ami dans des visites d'expositions, dans les salles du Louvre. Une complicité forte va s'installer entre eux.
Et, naturellement, un soir, l'alchimie se produisit, et ils devinrent amants. Thibaut ignorera tout de cette liaison amoureuse rompue par Camille...Jusqu'au jour où elle retint ses larmes, jusqu'au jour où elle n'eut d'autres mots que c'est fini. C'est fini... je t'aime. (page 114)
Le narrateur partira pour un stage dans un pays voisin du sien et il perdra de vue son ami et son amante jusqu'au jour où il aura la curiosité de la revoir.
Ce beau roman qui évoque bien sûr le film Jules et Jim, est écrit avec une plume fiévreuse et rapide pour nous parler de l'amitié, de l'amour, du regret. Il se termine par un très bel épilogue que je vous laisse découvrir!
Le narrateur personnage- ce roman est écrit à la première personne- nous évoque tout d'abord son amitié avec Thibaut, amitié de jeunes étudiants qui refont le monde! De nombreuses discussions autour du sens de la vie dans les cafés parisiens Des heures et des heures siphonnées pour l'éternité. Ce temps perdu est le ciment de l'amitié. Des amitiés de jeunesse, en tout cas. Qui après, une fois les études terminées, a encore le temps? Nos élucubrations n'avaient sans doute pas grand intérêt-les grandes questions qui ne mènent nulle part. (page 55)les conduiront vers une amitié plus profonde malgré leurs différences: Thibaut est originaire de Bordeaux et notre narrateur a des racines mêlées, sa mère étant issue du royaume de K., lointain petit pays mystérieux du Sud-Est asiatique.
Thibaut est fiancée avec Camille, étudiante en droit qui a arraché à ses parents la permission de faire l'Ecole du Louvre. Passionnée d'art, elle va entraîner l'ami dans des visites d'expositions, dans les salles du Louvre. Une complicité forte va s'installer entre eux.
Et, naturellement, un soir, l'alchimie se produisit, et ils devinrent amants. Thibaut ignorera tout de cette liaison amoureuse rompue par Camille...Jusqu'au jour où elle retint ses larmes, jusqu'au jour où elle n'eut d'autres mots que c'est fini. C'est fini... je t'aime. (page 114)
Le narrateur partira pour un stage dans un pays voisin du sien et il perdra de vue son ami et son amante jusqu'au jour où il aura la curiosité de la revoir.
Ce beau roman qui évoque bien sûr le film Jules et Jim, est écrit avec une plume fiévreuse et rapide pour nous parler de l'amitié, de l'amour, du regret. Il se termine par un très bel épilogue que je vous laisse découvrir!
jeudi 13 juillet 2017
Fendre l'armure, Anna Gavalda, Le Dilettante, 2017, 285 pages.
Anna Gavalda nous revient avec un recueil de nouvelles dans la veine de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.
Quand j'en ai commencé la lecture, je ne savais pas qu'il s'agissait de nouvelles. Un peu déçue au départ, j'ai finalement apprécié l'ensemble même si certains récits sont assez pathétiques. Ils sont bien le reflet d'une époque, la nôtre, et Anna Gavalda s'intéresse aussi bien à la petite vendeuse d'animaux de compagnie qu'au directeur d'une entreprise travaillant à l'international, aux états d'âme d'un chauffeur de poids lourd qu'à ceux d'un petit garçon de six ans -fort attachant au demeurant- dans une cour de récréation.
Elle nous donne à voir des tranches de vie qui possèdent des tonalités différentes: j'ai trouvé bien triste "La maquisarde" ou "Mon chien va mourir", mais les dénouements de "Happy meal" de "Mes points de vie" sont plus légers et font sourire.
Les chutes sont remarquables et c'est une des forces du style d'Anna Gavalda.
Un livre qui se lit facilement à mettre sans hésiter dans la valise des vacances.
Quand j'en ai commencé la lecture, je ne savais pas qu'il s'agissait de nouvelles. Un peu déçue au départ, j'ai finalement apprécié l'ensemble même si certains récits sont assez pathétiques. Ils sont bien le reflet d'une époque, la nôtre, et Anna Gavalda s'intéresse aussi bien à la petite vendeuse d'animaux de compagnie qu'au directeur d'une entreprise travaillant à l'international, aux états d'âme d'un chauffeur de poids lourd qu'à ceux d'un petit garçon de six ans -fort attachant au demeurant- dans une cour de récréation.
Elle nous donne à voir des tranches de vie qui possèdent des tonalités différentes: j'ai trouvé bien triste "La maquisarde" ou "Mon chien va mourir", mais les dénouements de "Happy meal" de "Mes points de vie" sont plus légers et font sourire.
Les chutes sont remarquables et c'est une des forces du style d'Anna Gavalda.
Un livre qui se lit facilement à mettre sans hésiter dans la valise des vacances.
vendredi 7 juillet 2017
Des âmes simples, Pierre Adrian, 2106, Equateurs, 191 pages.
Qui connait Sarrance, village perdu au fond d'une vallée resserrée des Pyrénées? Ce village s'est bâti le long de la rue du Haut, et il doit son essor au monastère implanté autour de l'église Notre-Dame. C'est une étape pour les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle et ce fut un lieu d'inspiration pour Marguerite de Navarre et Francis Jammes, poète du pays qui" en chante les légendes" (page 28).
Plus récemment, un très jeune écrivain -22 ans- talentueux a été saisi par la poignante beauté des lieux et l'étrangeté des habitants des environs. Terre marquée par l'exode rural, elle est aussi affligée des fléaux de notre époque, le divorce, la drogue, l'alcoolisme, et toutes les souffrances qui en découlent.
Notre narrateur-écrivain s'installe donc au monastère de Sarrance qui fait bâtiment d'accueil; y passent ou résident des pèlerins mais aussi des paumés de la vie: femmes battues, hommes en perte d'emploi ou de repères. Mais celui qui reçoit, Pierre, est le curé de la paroisse et fait figure de rocher pour ceux qui viennent lui parler. Il sait trouver les mots pour soulager les maux, remettre toutes ces souffrances à Celui qui peut les porter avec nous. "Oui, il y a aussi toutes ces rencontres, ces discussions autour d'une table avec ceux que le monastère protège, soulage. Leur présence ici est sans raison. Une halte au cours d'une vie bousillée.Le besoin d'un énième départ après une vie bousillée. Oublier la taule, balancer la bouteille et ses maudites dépendances. Il faut s'essayer à vivre, avec la prière comme seul viatique." (p.55)
Pierre apprend au narrateur à voir ce pays, à le découvrir et à l'aimer pour sa force, ses villages, leurs habitants et leurs rites; leur rythme de vie qui n'a rien à voir avec celui d'un citadin mais qui n'est pas exempt d'une dureté minérale...
Un beau livre, à reprendre, pas si "simple" que cela...
Plus récemment, un très jeune écrivain -22 ans- talentueux a été saisi par la poignante beauté des lieux et l'étrangeté des habitants des environs. Terre marquée par l'exode rural, elle est aussi affligée des fléaux de notre époque, le divorce, la drogue, l'alcoolisme, et toutes les souffrances qui en découlent.
Notre narrateur-écrivain s'installe donc au monastère de Sarrance qui fait bâtiment d'accueil; y passent ou résident des pèlerins mais aussi des paumés de la vie: femmes battues, hommes en perte d'emploi ou de repères. Mais celui qui reçoit, Pierre, est le curé de la paroisse et fait figure de rocher pour ceux qui viennent lui parler. Il sait trouver les mots pour soulager les maux, remettre toutes ces souffrances à Celui qui peut les porter avec nous. "Oui, il y a aussi toutes ces rencontres, ces discussions autour d'une table avec ceux que le monastère protège, soulage. Leur présence ici est sans raison. Une halte au cours d'une vie bousillée.Le besoin d'un énième départ après une vie bousillée. Oublier la taule, balancer la bouteille et ses maudites dépendances. Il faut s'essayer à vivre, avec la prière comme seul viatique." (p.55)
Pierre apprend au narrateur à voir ce pays, à le découvrir et à l'aimer pour sa force, ses villages, leurs habitants et leurs rites; leur rythme de vie qui n'a rien à voir avec celui d'un citadin mais qui n'est pas exempt d'une dureté minérale...
Un beau livre, à reprendre, pas si "simple" que cela...
jeudi 29 juin 2017
Cœur à l'ouvrage, Alix de Roux, Quasar, 2017, 108 pages.
Récit rapide, il n'en est pas moins grave puis qu' Alix de Roux relate une vie qui devient un marathon.
En effet, jeune épouse et mère de famille de trois petits enfants, notre charmante auteur découvre à l'occasion de chutes de tension multiples suivies de malaises qu'elle souffre d'une maladie cardiaque qu'on peut traiter: "une cardiomyopathie dilatée";mais il va lui falloir surtout "réinventer [s]a vie" et apprendre à vivre avec sa maladie.
Une succession de petits chapitres nous montre son quotidien compliqué: prendre du temps pour soi, arriver à se faire aider, ne pas tenir compte des réflexions ou des remarques parfois désagréables, avancer en tenant ferme ce qui est important: sa vie de couple, ses trois enfants qu'elle aime par dessus tout. Un très beau passage pudique intitulé Le rôle de ma vie (p.100) évoque cette difficulté à concilier en permanence ses deux soucis au sens étymologique du terme ("prendre soin de "), celui de sa famille et l'autre, la maladie "Pour eux, c'est là ma joie, je ne suis pas ma maladie. Je suis la femme qu'il aime. Je suis leur mère. Je veux prendre soin d'eux, les aimer."
L'écriture semble un bon moyen pour trouver une forme d'équilibre, alliant à la fois gravité et humour, et ce petit livre se lit d'une traite. Pages 90-91, elle déroule la réflexion qui l'amène à écrire. J'espère que Alix de Roux nous reviendra comme écrivain, car son histoire est loin d'être finie et elle possède un vrai talent pour croquer des instants de vie, que ce soit chez le médecin, en rééducation, chez elle, avec les enfants ou avec des amis...
En effet, jeune épouse et mère de famille de trois petits enfants, notre charmante auteur découvre à l'occasion de chutes de tension multiples suivies de malaises qu'elle souffre d'une maladie cardiaque qu'on peut traiter: "une cardiomyopathie dilatée";mais il va lui falloir surtout "réinventer [s]a vie" et apprendre à vivre avec sa maladie.
Une succession de petits chapitres nous montre son quotidien compliqué: prendre du temps pour soi, arriver à se faire aider, ne pas tenir compte des réflexions ou des remarques parfois désagréables, avancer en tenant ferme ce qui est important: sa vie de couple, ses trois enfants qu'elle aime par dessus tout. Un très beau passage pudique intitulé Le rôle de ma vie (p.100) évoque cette difficulté à concilier en permanence ses deux soucis au sens étymologique du terme ("prendre soin de "), celui de sa famille et l'autre, la maladie "Pour eux, c'est là ma joie, je ne suis pas ma maladie. Je suis la femme qu'il aime. Je suis leur mère. Je veux prendre soin d'eux, les aimer."
L'écriture semble un bon moyen pour trouver une forme d'équilibre, alliant à la fois gravité et humour, et ce petit livre se lit d'une traite. Pages 90-91, elle déroule la réflexion qui l'amène à écrire. J'espère que Alix de Roux nous reviendra comme écrivain, car son histoire est loin d'être finie et elle possède un vrai talent pour croquer des instants de vie, que ce soit chez le médecin, en rééducation, chez elle, avec les enfants ou avec des amis...
jeudi 22 juin 2017
L'usage du monde, Nicolas Bouvier, 1963, éditions La Découverte Poche 2104, 375 pages.
J'aurai longtemps vécu sans savoir grand chose de la haine. Aujourd'hui j'ai la haine des mouches.Y penser seulement me met les larmes aux yeux.Une vie entière consacrée à leur nuire m'apparaîtrait comme un beau destin. Aux mouches d'Asie s'entend, car, qui n'a pas quitté l'Europe n'a pas voix au chapitre. La mouche d'Europe s'en tient aux vitres, aux rideaux, à l'ombre des corridors.[...]Celle d'Asie, gâtée par l'abondance de ce qui meurt et l'abandon de ce qui vit, est d'une impudence sinistre. Endurante, acharnée, escarbille d'un affreux matériau, elle se lève matines et le monde est à elle. Le jour venu, plus de sommeil possible.Au moindre instant de repos elle vous prend pour un cheval crevé, elle attaque ses morceaux favoris: commissures des lèvres, conjonctives, tympan. Vous trouve-t-elle endormi? elle s'aventure, s’affole et va finir par exploser d'une manière bien à elle dans les muqueuses les plus sensibles des naseaux, vous jetant sur vos pieds au bord de la nausée.[...] (pages 323-324)
Un bel exemple de l'art du récit!
Ce journal de voyage est en quelque sorte la bible des journalistes.
Nicolas Bouvier,( 1929-1998) , part sillonner des pays lointains: la Turquie, l'Iran, Kaboul, puis la frontière avec l'Inde. Avec son ami Thierry Vernet, dessinateur, il voyage dans ces pays qu'ils observent avec un esprit curieux , relevant l'un et l'autre les traits caractéristiques de ce qu'ils découvrent.
Ce récit de voyage s'organise bien sûr de manière linéaire chronologiquement et recèle de nombreuses pépites.
Notre journaliste manie la plume avec dextérité et ses paragraphes sont clos souvent par une phrase faisant office de chute:
exemples: page 27, "La vertu d'un voyage, c'est de purger la vie avant de la garnir."
ou page 44: "Un jour, j'y retournerai, à cheval sur un balai, s'il le faut."
ou des aphorismes à La Rochefoucauld: "La santé est comme la richesse, il faut l'avoir dépensée pour l'apercevoir." (page 286)
Je vous suggère également la lecture du grand moment -que l'on imagine bien éprouvant pour un écrivain- de la recherche d'un manuscrit représentant tout le travail de l'hiver: ce manuscrit a disparu dans un camion de voirie et nous suivons notre journaliste et son ami dans une quête effrénée jusqu'à la décharge...(page 306-309)
Plus poétiques, les pages sur les paysages et les couleurs des pays traversés comme par exemple "cet inimitable bleu persan qui allège le cœur."...
Et, pour terminer, une remarque qui doit plaire aux grands voyageurs comme Sylvain Tesson ou Patrice Franceschi, Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. (page 10)
Un bel exemple de l'art du récit!
Ce journal de voyage est en quelque sorte la bible des journalistes.
Nicolas Bouvier,( 1929-1998) , part sillonner des pays lointains: la Turquie, l'Iran, Kaboul, puis la frontière avec l'Inde. Avec son ami Thierry Vernet, dessinateur, il voyage dans ces pays qu'ils observent avec un esprit curieux , relevant l'un et l'autre les traits caractéristiques de ce qu'ils découvrent.
Ce récit de voyage s'organise bien sûr de manière linéaire chronologiquement et recèle de nombreuses pépites.
Notre journaliste manie la plume avec dextérité et ses paragraphes sont clos souvent par une phrase faisant office de chute:
exemples: page 27, "La vertu d'un voyage, c'est de purger la vie avant de la garnir."
ou page 44: "Un jour, j'y retournerai, à cheval sur un balai, s'il le faut."
ou des aphorismes à La Rochefoucauld: "La santé est comme la richesse, il faut l'avoir dépensée pour l'apercevoir." (page 286)
Je vous suggère également la lecture du grand moment -que l'on imagine bien éprouvant pour un écrivain- de la recherche d'un manuscrit représentant tout le travail de l'hiver: ce manuscrit a disparu dans un camion de voirie et nous suivons notre journaliste et son ami dans une quête effrénée jusqu'à la décharge...(page 306-309)
Plus poétiques, les pages sur les paysages et les couleurs des pays traversés comme par exemple "cet inimitable bleu persan qui allège le cœur."...
Et, pour terminer, une remarque qui doit plaire aux grands voyageurs comme Sylvain Tesson ou Patrice Franceschi, Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. (page 10)
jeudi 15 juin 2017
Quand sort la recluse, Fred Vargas, 2017, Flammarion, 478 pages.
Quand Adamsberg est rappelé d'Islande...
Quand il s'avère qu'il est toujours dans les brumes "islandaises"...
Quand trois vieillards décèdent, tous les trois piqués par une recluse, timide araignée qui aurait tendance à se dissimuler...
Quand le commandant Danglard, son fidèle adjoint, celui qui a la tête bien faite, semble le trahir et ne plus lui accorder sa confiance...
Quand Adamsberg réalise que "ce n'était pas une seule "proto-pensée" qui embrouillait son esprit mais toute une bande éparse de bulles gazeuses" (page 406)
Quelle imagination, Madame Vargas!
mais que c'est amusant de vous suivre, si tortueuse et pleine de méandres que soit votre intrigue, à l'instar du cerveau du commissaire Adamsberg! et que c'est plaisant de retrouver les personnages qui constituent la brigade!
Lecteurs de Fred Vargas, amusez-vous! le cru 2017 est excellent !
Quand il s'avère qu'il est toujours dans les brumes "islandaises"...
Quand trois vieillards décèdent, tous les trois piqués par une recluse, timide araignée qui aurait tendance à se dissimuler...
Quand le commandant Danglard, son fidèle adjoint, celui qui a la tête bien faite, semble le trahir et ne plus lui accorder sa confiance...
Quand Adamsberg réalise que "ce n'était pas une seule "proto-pensée" qui embrouillait son esprit mais toute une bande éparse de bulles gazeuses" (page 406)
Quelle imagination, Madame Vargas!
mais que c'est amusant de vous suivre, si tortueuse et pleine de méandres que soit votre intrigue, à l'instar du cerveau du commissaire Adamsberg! et que c'est plaisant de retrouver les personnages qui constituent la brigade!
Lecteurs de Fred Vargas, amusez-vous! le cru 2017 est excellent !
Inscription à :
Articles (Atom)






